PCA versus Exalogic

Dans la gamme des produits Oracle dit « Engineered Systems », deux produits peuvent sembler assez proches au risque d’être redondants : il s’agit des machines Exalogic et PCA. Pourtant, et nous allons le découvrir, ces produits sont différents dans leur philosophie d’architecture et n’ont pas une finalité identique, mises à part la fiabilité, la performance et la robustesse.

Nous parlerons des caractéristiques qui peuvent sembler identiques dans un premier temps, tout en mettant le focus par la suite par les différences bien marquées qui spécifient chaque produit.

 

 

 

 

Les caractéristiques communes

La caractéristique commune qui vient à l’esprit en premier lieu est la virtualisation, même si l’Exalogic est décliné aussi dans une version bare metal. Ces deux Engineered Systems s’appuient sur Oracle VM 3 pour faire tourner des serveurs virtuels. Au niveau hardware, il y a aussi au sein de chacun d’eux des serveurs de type X5-2 ou X6-2, un serveur de stockage ZFS, un bus infiniband, un réseau d’administration, des switchs permettant de créer des cartes réseaux virtuelles (vnics) afin de répartir la charge réseau sur les interfaces physiques reliées aux switchs de l’entreprise.

Une autre caractéristique est la gestion des licences Oracle sous forme de trusted partitions, c’est-à-dire que les licences sont comptabilisées pour les processeurs virtuels utilisés (vCPUs), sans tenir compte du nombre total  de cœurs CPUs existant dans la ferme de compute nodes du PCA ou de l’Exalogic. Je ne suis pas exhaustif sur ce sujet dans cet article, pour plus d’informations, contactez nos commerciaux préférés.

Les deux devices sont extensibles, en rajoutant des compute nodes dans la baie 42U, et en rattachant plusieurs baies 42U.

Le PCA comme l’Exalogic ont des design patterns pour la mise en place de site de secours.

Bon ! Et bien maintenant que tout cela est dit, pourquoi Oracle a-t-il décliné deux serveurs différents alors que les caractéristiques communes semblent si proches ?

 

Les éléments de différenciation

Même si les briques peuvent être semblables, il n’en est pas de même pour nos deux « constructions »; et nous pouvons dès à présent définir deux fonctionnalités différentes :

L’Exalogic

o Définir l’Exalogic comme un mini datacenter à lui tout seul lui convient à merveille : c’est un condensé technique regroupant le réseau, le stockage, la virtualisation, haute disponibilité, … Une infrastructure complète dédiée à un déploiement applicatif pour une performance maximum, voilà l’Exalogic.

o   optimisé pour Weblogic, Il est orienté produits Fusion Middleware Oracle (EBS, Portal, JDE, …) ou applications Web « maisons » . Weblogic est la pierre d’angle logiciel de l’édifice.

Les machines virtuelles déployées sont avec un minimum « d’adhérence », le principe est de déployer des fermes de serveurs identiques regroupés au sein « d’accounts » qui permettent de répartir des ressources systèmes.

o   Le principe de non adhérence à rechercher permet de provisionner rapidement des serveurs à partir de templates; les disques systèmes virtuels sont propres à chaque vserver (vm), les produits applicatifs et ressources partagées sont présentés à chaque vserver sous forme de point de montage nfs4 via le bus infiniband et servis par le ZFS interne.

o   Les éléments définis ci-dessus définissent une caractéristique propre à l’Exalogic : il y a une philosophie du produit à comprendre afin de procéder à l’intégration de produits utilisant weblogic, car le produit leur est dédié. Nous pouvons vous accompagner dans ce but pour vos projets 😉

o   La performance de l’Exalogic s’exprime pleinement reliée à un Exadata via le bus infiniband. Un listener dédié est à l’écoute sur une adresse infiniband.

o   Il est extensible par rajout de serveurs X5-2 ou X6-2 suivant la version.

o  Un répartiteur de charge logiciel, Oracle Traffic Director (OTD), est fourni dans le cadre de la licence Exalogic.

o   Oracle VM est encapsulé dans l’interface de gestion Ops Center et n’est pas accessible normalement directement.

o   L’Exalogic utilise des versions dédiées d’Oracle Linux, il ne peut pas héberger pour l’instant de machines virtuelles Windows.

o   L’Exalogic ne peut pas être connecté à des serveurs de stockage extérieurs via des liaisons fibres optiques.

 

Le PCA

o   Il est orienté comme un système de virtualisation classique, mais offrant une intégration complète du matériel et du logiciel provenant du même éditeur.

o   Oracle VM est encapsulé dans le produit.

o   L’interface graphique de management Oracle VM est le support central du produit du point de vue gestion.

o   Le mécanisme interne de gestion utilise un bus infiniband ce qui optimise le lien d’administration des composants.

o   Le bus infiniband permet de faire transiter, comme sur l’Exalogic, les réseaux entreprise, mais aussi les liaisons fibres optiques avec des baies de stockage externe. En effet, la finalité du PCA est d’être connecté, du point de vue stockage, vers le monde extérieur.

o   Il est extensible par rajout de serveurs X6-2.

o   Il est possible de faire tourner des machines virtuelles Windows ou avec différents types de Linux.

o   La finalité du ZFS interne est la gestion du PCA, notamment les disques de quorum du cluster OCFS2 et les backups systèmes PCA.

 

 

 

 

Voici quelques caractéristiques qui, j’espère, pourront vous aider à voir la destination de chacun de ces produits.

 

 

 

 

Jean-pierre Carret

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Architecte technique, Easyteam

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